proust weighs in on qualia
Mais alors, n’est-ce pas que, de ces éléments, tout le résidu réel que nous sommes obligés de garder pour nous-mêmes, que la causerie ne peut transmettre même de l’ami à l’ami, du maître au disciple, de l’amant à la maîtresse, cet ineffable qui différencie qualitativement ce que chacun a senti et qu’il est obligé de laisser au seuil des phrases où il ne peut communiquer avec autrui qu’en se limitant à des points extérieurs communs à tous et sans intérêt, l’art, l’art d’un Vinteuil comme celui d’un Elstir, le fait apparaître, extériorisant dans les couleurs du spectre la composition intime de ces mondes que nous appelons les individus, et que sans l’art nous ne connaîtrions jamais ? Des ailes, un autre appareil respiratoire, et qui nous permissent de traverser l’immensité, ne nous serviraient à rien, car, si nous allions dans Mars et dans Vénus en gardant les mêmes sens, ils revêtiraient du même aspect que les choses de la Terre tout ce que nous pourrions voir. Le seul véritable voyage, le seul bain de Jouvence, ce ne serait pas d’aller vers de nouveaux paysages, mais d’avoir d’autres yeux, de voir l’univers avec les yeux d’un autre, de cent autres, de voir les cent univers que chacun d’eux voit, que chacun d’eux est ; et cela, nous le pouvons avec un Elstir, avec un Vinteuil ; avec leurs pareils, nous volons vraiment d’étoiles en étoiles.
A la recherce du temps perdu (III, 257-258) old pléiade edition
Lots of ideas here. One is that art is the only means to communicate qualia, the irreducible feeling of individual experience. Another is that an individual is a world. Another is that anything that can be communicated conventionally is without interest. The final idea is that travel to Mars or Venus would not be a new experience because we'd see them with our old eyes. True revelation would be seeing with another's eyes. We can do this through music and painting.
Joyce does not show us anything new in Ulysses. We see through Bloom and Stephen's eyes. We also see through the eyes of his 18 narrators (and their styles).
A la recherce du temps perdu (III, 257-258) old pléiade edition
Lots of ideas here. One is that art is the only means to communicate qualia, the irreducible feeling of individual experience. Another is that an individual is a world. Another is that anything that can be communicated conventionally is without interest. The final idea is that travel to Mars or Venus would not be a new experience because we'd see them with our old eyes. True revelation would be seeing with another's eyes. We can do this through music and painting.
Joyce does not show us anything new in Ulysses. We see through Bloom and Stephen's eyes. We also see through the eyes of his 18 narrators (and their styles).

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