Thursday, January 29, 2009

syllabus

NYU/SCPS
Reading James Joyce’s Ulysses
Thursdays 7pm to 8:40pm
Professor Robert Frumkin
robert.maxim.frumkin@gmail.com
ulyssesnyublog.blogspot.com

Description
This class is designed to appeal to a wide range of students who would like to read James Joyce’s Ulysses. For those with little knowledge of James Joyce, I attempt to make the book accessible and less intimidating; for those who have read Dubliners and/or A Portrait of the Artist as a Young Man, I will often make connections to Joyce’s earlier writings; while for those who have already read Ulysses one or more times, I will offer topics to ponder and deepen a second, third, or twentieth reading of the novel.

Organization
This class will consists mostly of discussion. I will give a broad introduction to Joyce and his works in the beginning of the semester and will introduce each chapter before students attempt to read it, but class time will be spent mostly on hearing students reactions to each week’s readings. I encourage discussion and even disagreement about the book. We will discuss everything from trivia to small problems in interpretation to broader questions of character, style, meaning, and interpretation. Because of the themes of the Ulysses, some larger philosophical discussions will arise.

Course Objectives
The main objective of this course is to get students through the book. As students will discover, it is in some ways impossible to read Ulysses only once since it is a novel that needs to be re-read several times to be truly appreciated and understood. That said, we will attempt the impossible, using my extensive experience, as well as common sense and the range of abilities of the students in the class.

Books and other resources
As our main required text, we will use the edition of Ulysses edited by Hans Walter Gabler. It is published by Random House. Students need to get this edition and bring it to the first class. This edition has line numbers. We will jump around a lot in the book; you will not be able to follow if you have a different edition.

For novice readers, Harry Blamires’ The Bloomsday Book provides helpful summaries of each chapter. It is also useful in pointing out to first-time readers details they will need to remember for later on in the novel. This book can be expensive and/or hard to find. Use the internet. Any edition is fine.

For those nagging historical questions (e.g. who was Parnell?) and other trivia, Ulysses Annotated provides handy answers. It will not be possible during a first reading of Ulysses to “look everything up.” We will use common sense in deciding how much we need to know, for example, about turn-of-the-century Irish politics.

There are myriad Joyce resources available on the internet, among them the Brazen Head website, that are useful and that give some idea of the scope of the Joyce “industry.”

Richard Ellmann’s biography, with its excellent index, is a very useful resource for those interested in Joyce’s life.

I will keep a blog during the semester. It will include my musings on the book, suggested additional reading, topics for reflection, etc. The blog is at ulyssesnyublog.blogspot.com. The blog will have the syllabus on it if you’re on the road or lose yours.

Grading
Most students take this class for pleasure, not credit. If you need a grade for this course, please let me know at the beginning of the semester.

Attendance
Since there are only ten classes, I expect students to attend every class meeting. If you must miss a meeting, please let me know in advance and I will keep you updated by email about what you missed and what to do for the next meeting.

Rules of Conduct
Please do not eat or drink in class. If you’ve read Ulysses before, please respect how difficult the novel is for first-time readers and give them space to struggle with the book.

Tips for success
If you have not read a novel in a while, be prepared for the need to concentrate for extended stretches of time. This may involve setting aside one morning a week for reading. This is not a book to pick up late in the evening before falling asleep.
Do not try to be a hero. You will get more out of a first-time reading of Ulysses if you use The Bloomsday Book and other resources to assist you.

Friday, January 23, 2009

proust on "retroactive" unification of works of art

"Marcel" is listening to Wagner and musing on art. He suggests looking for greatness not in Michelet's history books but in his prefaces to these books. He sees the genius of Balzac not in the botched individual novels ("si seulement il savait écrire!" shouts Flaubert) but in the retrospective glance over his works and the insight of unifying them after the fact. He mocks mediocre writers who give the appearance of having followed a transcendent plan by using titles and subtitles.

The retroactive unity is not "factice" for having been found after the fact; it is all the more real because it arises from a moment of enthusiasm which discovered the connection between the parts that just need to be placed together.

This is how we should look at the chapters of Ulysses. Not as elements of some grand plan, but as a series of sketches that Joyce put together. The genesis of the novel bears this out, at least in the beginning. Ulysses began as a short story to be called Mr. Hunter's Day. It then grew and grew.



From A la Recherche du temps perdu (III, 160) old Pléiade edition:

Mais malgré la richesse de ces œuvres où la contemplation de la nature a sa place à côté de l’action, à côté d’individus qui ne sont pas que des noms de personnages, je songeais combien tout de même ces œuvres participent à ce caractère d’être – bien que merveilleusement – toujours incomplètes, qui est le caractère de toutes les grandes œuvres du XIXe siècle, du XIXe siècle dont les plus grands écrivains ont manqué leurs livres, mais, se regardant travailler comme s’ils étaient à la fois l’ouvrier et le juge, ont tiré de cette autocontemplation une beauté nouvelle extérieure et supérieure à l’œuvre, lui imposant rétroactivement une unité, une grandeur qu’elle n’a pas. Sans s’arrêter à celui qui a vu après coup dans ses romans une Comédie Humaine, ni à ceux qui appelèrent des poèmes ou des essais disparates La Légende des siècles et La Bible de l’Humanité, ne peut-on pas dire, pourtant, de ce dernier qu’il incarne si bien le XIXe siècle que, les plus grandes beautés de Michelet, il ne faut pas tant les chercher dans son œuvre même que dans les attitudes qu’il prend en face de son œuvre, non pas dans son Histoire de France ou dans son Histoire de la Révolution, mais dans ses préfaces à ses livres. Préfaces, c’est-à-dire pages écrites après eux, où il les considère, et auxquelles il faut joindre çà et là quelques phrases, commençant d’habitude par un « Le dirai-je » qui n’est pas une précaution de savant, mais une cadence de musicien. L’autre musicien, celui qui me ravissait en ce moment, Wagner, tirant de ses tiroirs un morceau délicieux pour le faire entrer comme thème rétrospectivement nécessaire dans une œuvre à laquelle il ne songeait pas au moment où il l’avait composé, puis ayant composé un premier opéra mythologique, puis un second, puis d’autres encore, et s’apercevant tout à coup qu’il venait de faire une tétralogie, dut éprouver un peu de la même ivresse que Balzac quand, jetant sur ses ouvrages le regard à la fois d’un étranger et d’un père, trouvant à celui-ci la pureté de Raphaël, à cet autre la simplicité de l’Évangile, il s’avisa brusquement, en projetant sur eux une illumination rétrospective, qu’ils seraient plus beaux réunis en un cycle où les mêmes personnages reviendraient, et ajouta à son œuvre, en ce raccord, un coup de pinceau, le dernier et le plus sublime. Unité ultérieure, non factice, sinon elle fût tombée en poussière comme tant de systématisations d’écrivains médiocres qui, à grand renfort de titres et de sous-titres, se donnent l’apparence d’avoir poursuivi un seul et transcendant dessein. Non factice, peut-être même plus réelle d’être ultérieure, d’être née d’un moment d’enthousiasme où elle est découverte entre des morceaux qui n’ont plus qu’à se rejoindre. Unité qui s’ignorait, donc vitale et non logique, qui n’a pas proscrit la variété, refroidi l’exécution. Elle surgit (mais s’appliquant cette fois à l’ensemble) comme tel morceau composé à part, né d’une inspiration, non exigé par le développement artificiel d’une thèse, et qui vient s’intégrer au reste. Avant le grand mouvement d’orchestre qui précède le retour d’Yseult, c’est l’œuvre elle-même qui a attiré à soi l’air de chalumeau à demi oublié d’un pâtre. Et, sans doute, autant la progression de l’orchestre à l’approche de la nef, quand il s’empare de ces notes du chalumeau, les transforme, les associe à son ivresse, brise leur rythme, éclaire leur tonalité, accélère leur mouvement, multiplie leur instrumentation, autant sans doute Wagner lui-même a eu de joie quand il découvrit dans sa mémoire l’air d’un pâtre, l’agrégea à son œuvre, lui donna toute sa signification. Cette joie, du reste, ne l’abandonne jamais. Chez lui, quelle que soit la tristesse du poète, elle est consolée, surpassée – c’est-à-dire malheureusement vite détruite – par l’allégresse du fabricateur. Mais alors, autant que par l’identité que j’avais remarquée tout à l’heure entre la phrase de Vinteuil et celle de Wagner, j’étais troublé par cette habileté vulcanienne. Serait-ce elle qui donnerait chez les grands artistes l’illusion d’une originalité foncière, irréductible en apparence, reflet d’une réalité plus qu’humaine, en fait produit d’un labeur industrieux ? Si l’art n’est que cela, il n’est pas plus réel que la vie, et je n’avais pas tant de regrets à avoir. Je continuais à jouer Tristan. Séparé de Wagner par la cloison sonore, je l’entendais exulter, m’inviter à partager sa joie, j’entendais redoubler le rire immortellement jeune et les coups de marteau de Siegfried ; du reste, plus merveilleusement frappées étaient ces phrases, plus librement l’habileté technique de l’ouvrier servait à leur faire quitter la terre, oiseaux pareils non au cygne de Lohengrin mais à cet aéroplane que j’avais vu à Balbec changer son énergie en élévation, planer au-dessus des flots, et se perdre dans le ciel. Peut-être, comme les oiseaux qui montent le plus haut, qui volent le plus vite, ont une aile plus puissante, fallait-il de ces appareils vraiment matériels pour explorer l’infini, de ces cent vingt chevaux marque Mystère, où pourtant, si haut qu’on plane, on est un peu empêché de goûter le silence des espaces par le puissant ronflement du moteur !

Friday, January 09, 2009

ulysses and mamma mia! the movie

What do Ulysses and Mamma Mia! have in common?

1) Found plot. Both build a flimsy plot around found objects. In Ulysses, Joyce builds Bloom's day around episodes from the Odyssey. Mamma Mia! builds the movie's plot around a bunch of Abba songs.

2) Expatriates. Bloom is a jewish guy who lives in Dublin. The Meryl Streep character is an American who lives in Greece.

3) Popular culture/pastiche. Joyce uses low brow styles (Nausicaa). Mamma Mia! uses Abba songs.

4) Odd casting. Bloom as Ulysses and Stephen as Telemachos. Pierce Brosnan as an Abba-song-singing lover???

5) Sense of place. Dublin. Filmed on location on a Greek island.

6) Gushing finale. Molly's sololoque. Fountain of Aphrodite

7) Sense of humor.

8) Exuberance.

9) Kitch.